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OBÉSITÉ et PERTE de POIDS: 7 mythes et 6 préjugés à abattre

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Non l’activité sexuelle ne contribue pas à la perte de poids. C’est l’un des 7 mythes et 6 présomptions répandus sur l’obésité, le gain ou la perte de poids, que fait tomber cet examen des publications grand public et de la littérature scientifique. Un travail résolument provocateur sur les informations publiées erronées concernant des sujets aussi divers que l’apport calorique de certains produits, les régimes amaigrissants, l’allaitement maternel ou les types d’aliments à consommer. Ces conclusions publiées dans l’édition du 31 janvier du New England Journal of Medicine ont des implications pratiques importantes pour les politiques de lutte et les recommandations cliniques contre l’obésité.

De nombreuses croyances sur l’obésité persistent en l’absence de preuves scientifiques, c’est ce que les auteurs nomment « présomptions » dont certaines persistent en dépit de preuves contradictoires, ce sont des « mythes ». Le Pr David Allison de l’Université d’Alabama à Birmingham et ses collègues ont identifié, examiné et classé les mythes et présomptions liés à l’obésité puis les ont examiné en regard les données scientifiques disponibles.

7 mythes à abattre, selon les auteurs:

  1. 1.     L’efficacité sur la perte de poids de petits changements de l’apport ou de la dépense énergétique, (est réfutée en raison d’une réaction d’adaptation du corps pour se défendre contre la perte de poids),
  2. 2.     L’établissement d’objectifs réalistes de perte de poids est plus efficace car moins frustrant (C’est faux, disent les auteurs, il n’y a aucune preuve que des objectifs réalistes de perte de poids aient une incidence sur la perte de poids réelle et certaines études indiquent au contraire qu’un objectif ambitieux va conduire à une perte de poids plus importante).
  3. 3.     La perte de poids rapide et importante est celle qui reste la plus efficace sur le long terme.  faux
  4. 4.     la préparation à la perte de poids ou la volonté de se tenir à un régime alimentaire sont essentielles (Faux, expliquent les auteurs, aucune association n’a été démontrée entre la volonté et la perte de poids effective).
  5. 5.     Développer les programmes d’éducation physique permettra de réduire l’obésité infantile (Les auteurs suggèrent qu’il n’existe pas de preuves tangibles que le développement de tels programmes pourra effectivement réduire l’IMC ou l’obésité chez les enfants d’une manière générale).
  6. 6.     Sur l’allaitement : Les bébés nourris au sein seraient moins susceptibles de devenir obèsesLes auteurs suggèrent l’absence de preuve sur ce point, même si l’argument a été repris par l’OMS dans le cadre de sa politique pour l’allaitement maternel.
  7. 7.     L’énergie brûlée au cours de l’activité sexuelle pourrait contribuer à la perte de poids à concurrence de plusieurs centaines de calories. Ici, les auteurs précisent que c’est l’un des mythes les plus « exagérés ». En réalité, un rapport sexuel entraînerait la dépense de 21 calories tout au plus…estiment les auteurs.

 

6 présomptions, également fausses, comprennent les prétendus effets sur le maintien du poids d’un petit-déjeuner régulier, l’apprentissage de l’alimentation à la petite enfance, la consommation de fruits et légumes propice à la perte de poids, le grignotage ou snacking propice au gain de poids,  l’influence sur le poids de l’environnement de vie, les régimes yo-yo qui durent toute la vie….

Ainsi, on l’aura compris c’est une étude résolument provocatrice, même contre des grands principes érigés en Santé publique, comme celui de l’allaitement maternel si possible jusqu’aux 6 mois de l’enfant, ou la consommation régulière de fruits et légumes ou encore l’importance de pratiquer un exercice physique régulier. Son intérêt, montrer que ces principes ne doivent pas être défendus par de faux arguments.

En conclusion les auteurs aboutissent à 9 faits démontrés en revanche, pour la formulation de recommandations cliniques ou le développement d’interventions en santé publique, et, pour une meilleure allocation des dépenses de santé. Parmi ces preuves, l’importance des gènes comme contributeurs possibles de l’obésité, l’importance de l’apport alimentaire ainsi que la gestion du poids par la réduction de cet apport, la pratique de l’exercice physique comme un facteur positif sur la santé en général et un outil de maintien de la perte de poids, l’implication des parents pour aider les enfants en surpoids, la structure des repas ou l’utilisation de substituts de repas pour contribuer à la perte de poids, le recours à la chirurgie bariatrique ou à l’utilisation de certains médicaments de perte de poids.

rédaction : santé.log

Source: N Engl J Med January 31, 2013 DOI: 10.1056/NEJMsa1208051 Myths, Presumptions, and Facts about Obesity

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