Les maladies cardio-vasculaires, en particulier l’atteinte des artères coronaires à l’origine de l’angine de poitrine et de l’infarctus du myocarde, sont favorisées par un certain nombre de facteurs de risque. Hormis l’hérédité, le sexe et l’âge, les principaux facteurs de risque cardiovasculaire sont modifiables :

  • le tabagisme : presque toutes les personnes faisant un infarctus avant 45 ans sont des fumeurs. Entre 30 et 70 ans, 4 décès cardiovasculaires sur 10 sont dus au tabagisme,
  • une élévation permanente de la tension artérielle ou hypertension artérielle (HTA),
  • le diabète, qui se définit par un excès de sucre dans le sang,
  • L’excès de cholestérol (ou hypercholestérolémie) : une élévation du taux des graisses du LDL-cholestérol dans le sang représente un facteur de risque déterminant. Un HDL-cholestérol bas est également un facteur de risque,
  • l’excès de poids ou l’obésité : la valeur du tour de taille comporte en elle-même une bonne valeur indicative d’un risque vasculaire. Il faut être vigilant si le tour de taille est ≥ 88 cm chez la femme et ≥ 102 cm chez l’homme,
  • La sédentarité : c’est aussi l’un des ennemis de nos artères en contribuant à la survenue ou à l’aggravation de plusieurs facteurs de risque (hypertension artérielle, diabète, surpoids, hypercholestérolémie…).

Les facteurs de risque ne s’additionnent pas, ils se potentialisent, c’est-à-dire qu’ils s’aggravent l’un l’autre. Ainsi, l’association de plusieurs facteurs de risque, même de faible intensité, peut entraîner un risque très élevé d’être atteint d’une maladie cardiovasculaire. Par exemple, si vous avez une tension artérielle modérée, une petite intolérance au sucre, un cholestérol moyennement élevé et que vous êtes un petit fumeur, vous êtes beaucoup plus « à risque » que celui qui aura un cholestérol très élevé isolément.

source : la fédération de cardiologie  Mise à jour : 07/03/2011

 

 
  • J'ai trop de Cholestérol

    Une alimentation saine couplée à une activité physique adaptée permet la maîtrise du cholestérol sanguin.

    il faut éviter les mauvaises graisses et privilégier les bonnes

    manger varier

    réapprendre à cuisiner sain et bon

    manger des fibres

    boire beaucoup (d’eau)

    bien répartir ses repas sur la journée

     

    Apportez vos analyses et votre éventuelle prescription médicale, nous élaborerons la stratégie adaptée pour maximiser les résultats tout en vous assurant une alimentation gouteuse et respectueuse de vos habitudes.

     

    Le cholestérol

    L’hypercholestérolémie est un trouble de la circulation du cholestérol qui se retrouve en trop grande quantité dans le sang. Le cholestérol en excès se dépose dans la paroi des artères, notamment les artères du cœur (coronaires), avec pour conséquences :

    • de réduire leur calibre en formant des plaques graisseuses qui s’épaississent au fil des ans (sténose artérielle),
    • de rendre de plus en plus difficile le passage du sang,
    • de favoriser la formation de caillots (thrombose)

    Quand le sang ne passe plus, les cellules, privées d’oxygène, meurent. C’est l’accident ischémique qui, selon l’artère obstruée, entraîne l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral ou l’artérite des membres inférieurs.

    Bon et mauvais cholestérol ?

    Le cholestérol fait partie des lipides, ou corps gras, et est indispensable à notre organisme : toutes les cellules de notre corps en contiennent et l’utilisent. Il est un constituant important de la bile et sert de matériau de base pour la synthèse d’un grand nombre d’hormones. La vitamine D, nécessaire à notre squelette, utilise le cholestérol comme matériau initial.

    Si toutes les cellules de notre organisme sont capables de fabriquer du cholestérol, elles préfèrent utiliser celui qui est apporté par la circulation sanguine. C’est le foie qui en fabrique la plus grande part (environ 3/4, la quantité restante étant apportée directement par l’alimentation d’origine animale) et c’est à cet organe qu’incombe également son élimination.

     

    Il existe donc un double circuit de distribution. Comme le cholestérol n’est pas soluble dans l’eau ni le sang, il utilise des transporteurs, de structure moléculaire complexe – les lipoprotéines – qui amènent le cholestérol du foie vers les tissus via le circuit sanguin et qui ramènent le cholestérol des tissus vers le foie (voir vidéo) :
    les lipoprotéines à basse densité (LDL) transportent le cholestérol du foie vers les tissus, où il est capté. Quand il y a un trop plein de cholestérol, celui-ci s’accumule dans les parois artérielles. C’est lui que l’on nomme le mauvais cholestérol (LDL-cholestérol),
    les lipoprotéines à haute densité (HDL) transporte le cholestérol des tissus vers le foie, en vue de son élimination, évitant ainsi son accumulation dans les tissus. On parle alors de bon cholestérol (HDL-cholestérol).

    Le foie, organe essentiel, est extrêmement sensible aux mauvaises graisses contenues dans ce que nous mangeons, qui le poussent à fabriquer plus de cholestérol que nécessaire et qui diminuent ses capacités à l’éliminer. Ces mauvaises graisses, ou graisses saturées, se trouvent dans tous les produits de type lait entiers (fromages > 45% de matière grasse, crème fraîche entière), dans les viandes grasses (travers de porc, épaule d’agneau, côte de bœuf…), dans les abats (cervelle, rognons, foie) qui sont riches en cholestérol, toutes les graisses animales et charcuteries grasses (gras de la viande, du jambon, du saucisson, dans les rillettes, boudin, andouillette, saucisse, etc.), dans les pâtisseries, les gâteaux apéritifs, les barres chocolatées et dans les plats industriels cuisinés quand ils apportent plus de 10 g de lipides par portion.

    Dès lors, surveiller son alimentation est une méthode essentielle pour contrôler son taux de cholestérol et maîtriser le risque qu’il représente pour nos artères.

    Connaître son taux

    dosage du cholestérolTout adulte de plus de 18 ans devrait connaître son taux de cholestérol. Si ce taux est normal, un contrôle tous les cinq ans est suffisant. Par contre, une prise de poids importante, l’apparition d’un diabète sont souvent associées à une augmentation du cholestérol et il peut être nécessaire de le contrôler plus souvent.

    Ce contrôle consiste en un bilan sanguin (fait à jeun) comprenant trois dosages :

    • le cholestérol total : il doit être « normalement » inférieur à 2 grammes par litre de sang. C’est toutefois au médecin traitant de fixer la norme pour son patient, en fonction de son âge, de ses autres facteurs de risque et de son histoire familiale,
    • le HDL cholestérol : un taux inférieur à 0,4 gramme par litre chez l’homme et inférieur à 0,5 gramme par litre chez la femme augmente le risque de maladie coronaire,
    • les triglycérides : un taux supérieur ou égal à 1,5 grammes par litre peut être considéré comme un facteur de risque, quel que soit le niveau du cholestérol.

    Si le bilan se révèle perturbé, ou en cas de notion d’histoire familiale et/ou en cas de risque cardiovasculaire élevé, le médecin demandera un bilan plus approfondi lui permettant d’évaluer une anomalie lipidique (EAL).

    Cet examen est une prise de sang qui doit être faite à jeun au moins depuis 12 heures. On dose dans le sang le cholestérol total, les triglycérides et le HDL cholestérol. A partir de ces trois dosages le LDL cholestérol est calculé à l’aide d’une formule où le taux de triglycérides a son importance. Il faut savoir que les triglycérides varient de façon très importante et très rapidement : il suffit de boire un café sucré pour faire monter les triglycérides, car les sucres d’absorption rapide sont très vite transformés en triglycérides par le foie. D’où l’importance fondamentale d’être bien à jeun pour cette prise de sang.

    La probabilité d’athérosclérose est d’autant plus forte que la valeur du LDL-cholestérol est élevée : on a du mauvais cholestérol quand le LDL cholestérol égal ou dépasse 1,6 g/L A l’inverse, plus le taux sanguin de HDL-cholestérol est élevé, plus le risque d’athérosclérose est faible : un HDL égal ou supérieur à 0,6 g/L a un effet de protection vasculaire. En revanche un HDL bas, c’est à dire inférieur à 0,4 g/L chez l’homme et inférieur à 0,5 g/L chez la femme est un facteur de risque cardiovasculaire.

    © ® Le Comité éditorial de la fédération de cardiologie
    Mise à jour : 12/10/2010
  • J'ai trop de triglycérides

    Vous avez un excès de graisse (triglycérides) dans le sang, c’est un facteur de risque cardiovasculaires très important. Cet excès est dangereux pour vos artères, il est souvent le reflet d’une alimentation inadaptée.

    généralement les causes sont :

    • consommation excessive de sucres
    • consommation excessive d’alcool
    • surcharge pondérale

    L’hypertriglycéridémie se corrige généralement en changeant ses habitudes alimentaires et en perdant du poids (le cas échéant)

    Le régime alimentaire est indispensable à la prise éventuelle d’un médicament qui seul ne sera pas capable de vous faire revenir à la normale.

     

     

     

  • je dois suivre un régime sans sel

    Votre médecin vous a prescit un régime sans sel large ou strict ?

    votre traitement ou votre état de santé peut le justifier.

    Vous devez venir avec la prescription médicale de votre régime, nous adapterons votre alimentation en fonction de celle-ci.