Afin qu’ils développent leur potentiel optimal, il est vital de fournir aux enfants une alimentation équilibrée. L’alimentation et l’exercice adoptés au cours de l’enfance et de l’adolescence peuvent faire la différence entre la santé et le risque de maladies plus tard dans la vie. Les différentes tranches d’âge ont aussi des besoins nutritionnels particuliers.

Besoins ?

Les besoins nutritionnels des adolescents sont d’abord conditionnés par le pic de croissance qui se produit à la puberté. Il se manifeste généralement entre 11 et 15 ans chez les filles et entre 13 et 16 ans chez les garçons. Les besoins nutritionnels diffèrent selon les individus et l’apport alimentaire peut fortement varier d’un jour à l’autre, tant et si bien qu’il faut compenser les manques et les excès d’un repas au repas suivant. Certains nutriments doivent cependant retenir plus d’attention, en particulier le fer et le calcium.

Habitudes ?

Les habitudes alimentaires, qui affectent les préférences, la consommation d’énergie et les apports en nutriments, sont généralement conditionnées dans l’enfance, en particulier à l’adolescence. L’environnement familial et scolaire joue un rôle majeur dans l’attitude d’un enfant vis-à-vis des aliments.

Les ados exposés à des manies périodiques ou à des cures d’amaigrissement ont tendance à sauter les repas et à adopter de mauvaises habitudes alimentaires. L’un des repas les plus fréquemment « ignorés » est le petit déjeuner. Les études montrent que le petit déjeuner joue un rôle primordial dans la couverture des besoins énergétiques et nutritionnels après une nuit de jeûne et améliore la concentration et les performances à l’école.

Les snacks font bien souvent partie intégrante des repas chez les enfants et les adolescents. Les plus jeunes ne peuvent pas manger de grandes quantités en une fois et se retrouvent littéralement affamés avant le repas suivant. Une collation dans la matinée et un goûter facilitent la couverture des besoins énergétiques journaliers. Les enfants sportifs ou grandissant très vite ont souvent des besoins énergétiques et nutritionnels plus élevés encore et l’éducation alimentaire à l’école leur permettra d’effectuer des choix alimentaires intelligents.

Normalement, les besoins énergétiques d’un adolescent évoluent parallèlement à sa courbe de croissance et sont généralement proportionnels à son appétit. La majorité des adolescents parviennent à maintenir leur balance énergétique en équilibre et mangent en suffisance ce dont ils ont besoin pour assurer une croissance et un développement optimaux.

Stress ?

Le stress et les bouleversements émotionnels peuvent affecter sérieusement la balance énergétique chez les adolescents, avec pour résultat la consommation de trop ou trop peu d’aliments. Des infections modérées à sévères, la nervosité, les menstruations, les problèmes dentaires ou de peau (acné) peuvent avoir des conséquences sur l’appétit. Ces adolescents, qui adoptent une alimentation marginale, sont les plus vulnérables. Le stress émotionnel est souvent associé à des manies alimentaires ou des tendances au régime, les deux conduisant parfois à des troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie.

Obésité ?

D’un autre côté, la prévalence de la surcharge pondérale et de l’obésité chez les enfants et les adolescents pose aujourd’hui un véritable problème de santé publique, car la situation perdurera probablement à l’âge adulte. Les adolescents sont particulièrement préoccupés par leur image et un poids excessif a alors des répercussions sévères sur le bien-être émotionnel et physique. La cause de l’obésité est multifactorielle : socio-économique, biochimique, génétique, psychologique, tous ces facteurs interagissant entre eux.

Activité ?

Le manque d’activité physique joue un rôle prépondérant dans le développement, la progression et le maintien de l’obésité à l’adolescence. Des enquêtes menées chez les jeunes européens ont révélé que la majorité d’entre eux sont fortement sédentaires, si bien que les professionnels de la santé et les autorités sont maintenant en train d’encourager la pratique d’un sport dans cette population. L’inactivité physique n’a pas seulement un rôle dans l’apparition de l’obésité, mais aussi dans le développement de maladies chroniques, comme les maladies cardiovasculaires, certains cancers, le diabète, l’hypertension, les problèmes intestinaux et l’ostéoporose plus tard dans la vie. De plus, l’effort physique améliore la souplesse, l’agilité, la coordination et la solidité des os

source EUFIC – European food information council ©